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Comment imposer le respect et vous attirer l’estime de vos interlocuteurs ?

Avouons-le tout de suite, ce n’est pas chose facile !

Puisque nous le préférons sincère, le respect aurait bien tort de s’imposer, d’être réclamé. Il vaut bien mieux le gagner, le mériter, même si cela semble bien plus difficile à faire.

Si vous êtes respecté, réellement respecté, c’est que vous avez gagné le droit de l’être. Vous avez donné des gages à vos interlocuteurs plutôt que de montrer des grades, ou un statut. Des gages de confiance, de pertinence, de sagesse, de cohérence et de discernement.

Vous pouvez être respecté pour une seule qualité : peut-être êtes-vous hyper performant, ou hyper-réactif, ou encore hyper-patient et gentil ! Mais, pour un seul défaut flagrant dans un autre domaine, vous risquez de perdre ce respect.

Aussi, je vous parle là du Respect obtenu avec un grand R et non avec un grand air, car gagner le respect est un acte inconscient, empreint d’humilité et de modestie. Je peux en effet attirer le respect par mes capacités physiques ou intellectuelles, mon éloquence, mon efficacité, mais, l’orgueil engendrant souvent des faux pas, je peux le perdre aussi rapidement que je l’ai gagné.

Le Respect durable se bâtit aussi avec la justesse et la justice : manquez de justesse dans vos propos ou vos analyses, manquez de justice dans vos décisions ou vos actions et vous le perdrez. Il est aussi très souvent moulé dans une très certaine humanité, qui sait faire la différence entre les moments où l’esprit de la loi se veut plus fort que la loi.

Mériter ce genre de Respect, commence aussi par se respecter soit même : respecter sa parole, ses engagements, ses limites, savoir reconnaître ses erreurs et donner l’exemple (je dis et je fais) et faire preuve d’authenticité autant dans le cadre familial qu’au travail, qu’avec ses amis ! C’est aussi commencer par respecter les autres, signe d’honnêteté dans la quête du respect.

Vraiment, le Respect sincère et durable ne s’achète pas, ni hiérarchiquement, ni socialement, ni en relation. C’est un trésor qui se constitue, souvent dans le temps, avec les lingots de l’image que l’on renvoie : Or, argent, bronze, platine ou métal corrompu ?

A quoi nos interlocuteurs pourront-ils nous comparer ? Nous saurons alors combien ils nous estiment… Mais le plus dur reste à faire, s’ils nous estiment d’une belle valeur, ce sera de la conserver !

Quelles sont les conséquences en cas de perte de légitimité ?

En cas de perte de légitimité, le processus de confiance se désintègre rapidement. Dans le meilleur des cas, s’installe le doute qui « ballotte » la relation. Parfois, c’est en sentiment de trahison qui l’emporte. L’adage marocain s’applique alors : « lo ma kainch tiqa, kain walou ! ».

La perte de légitimité est perte de crédibilité. Si l’on ne croît plus, l’on espère plus, si l’on espère plus, l’on attend plus rien de l’autre. Il faut des années pour construire une relation de confiance et quelques secondes pour la détruire.

Celui ou celle qui perd sa légitimité est peut-être encore entendu mais il ne peut plus être écouté. Il ne lui reste plus qu’à essayer d’imposer le respect, ce qui revient à ne pas le gagner.

En outre, maintenir à sa position quelqu’un qui a vraiment perdu toute sa légitimité, décrédibilise ceux qui le soutiennent.

Quels sont les écueils à éviter

Le premier écueil à éviter est sans aucun doute le fait de penser que sa position, dans la famille ou dans la société, nous donne un droit d’imposer le respect, de l’exiger.

En général, nous avons à faire nos preuves. Le besoin d’être respecté est légitime, mais l’imposer ou l’exiger par la peur et la contrainte est illégitime. Le demander est légitime, mais la réponse est automatiquement liée au mérite à l’obtenir !

Aussi, évitons le report de responsabilités, le manque d’intégrité (je dis et je ne fais pas), le manque d’exemplarité (devant notre conjoint, nos enfants ou nos collaborateurs), le manque de parole (Que notre OUI soit OUI et notre NON, NON) et le manque d’engagement.

Vouloir paraître est encore un rocher sur lequel vient se fracasser le besoin de Respect. Il nous faut travailler notre authenticité, en famille, au travail et avec nos amis.

Comme la violence engendre la violence, le manque de respect engendre le manque de respect, aussi, soyons prompt à briser la chaîne, prenons l’initiative du Respect !

Quelle est l’importance pour un manager comme pour un collaborateur d’imposer le respect dans les relations de travail ?

Comme abordé de façon générale précédemment, dans la mesure où le manager ou le collaborateur font preuve d’un respect mutuel, il s’instaure un climat propice à la confiance, à l’interactivité qui génère des échanges plus fructueux. Le Respect est synonyme de considération. Que je sois manager ou collaborateur, nous avons tous besoin de nous sentir considéré ! Par conséquent, le Respect influence l’intelligence collective, le climat social positif et augmente la productivité.

Cela touche les relations professionnelles. Comment éviter de rentrer dans des conflits ?

Respecter autrui c’est accepter la différence de point de vue, la différence d’opinion, en essayant de comprendre et pas de juger de façon péremptoire. Respecter autrui ce n’est pas dire non lorsque l’on pense autrement, c’est plutôt poser la bonne question : pourquoi dis-tu ou penses-tu cela ?

Respecter autrui c’est aussi ne pas couper la parole à son interlocuteur sauf s’il en abuse, savoir écouter. Respecter autrui c’est ne pas penser que l’on a toujours raison. Cette attitude génère des points de verrouillage dans les discussions et engendre beaucoup de conflits inutiles !

L’important alors n’est pas d’avoir raison ou d’avoir tort, mais de savoir conserver le climat paisible qui favorisera la meilleure décision à prendre.

Respecter autrui, consiste donc à tout faire pour rester en paix, même en cas de désaccord profond ! Le temps qui passe se chargera pour tous de démontrer qui avait tort ou raison, même si votre raison éventuelle n’aura pas à être mise en évidence par la suite.

Un autre levier « anti-conflits », preuve de respect parmi les plus simples, se trouve être la politesse : les « bonjour », « s’il te plaît », « merci », « au revoir » garantissent, lorsqu’ils sont exprimés sans hypocrisie, le règlement de la majorité des conflits inavoués et contribuent à l’apaisement dans leur gestion.

Respecter autrui, c’est encore de ne pas chercher un tiers pour cautionner notre point de vue contre un autre ce qui va générer une montée en conflit due aux bavardages inutiles qui vont certainement s’en suivre. Autrement dit, respecter autrui en ce domaine c’est essayer de régler le problème ou le désaccord entre moi et l’autre, seuls, fusse mon manager !

Respecter autrui c’est essayer de dépersonnaliser les problèmes. Cela permet de responsabiliser et non de culpabiliser.

Enfin, respecter autrui en matière de conflits, c’est aussi savoir pardonner ou si nous pouvons endurer l’offense ou la vexation, savoir passer au-dessus !

Quels sont les engagements des managers pour faire régner le respect ?

Les engagements d’H.I.E.R façonnent encore ceux d’aujourd’hui :

Humilité (H), Intégrité (I), Exemplarité (E), Responsabilité (R).

Les managers ne doivent pas hésiter à être des exemples, des formateurs et des amis pour ceux qui en ont besoin. Cela n’enlève rien au respect qui leur est dû tant qu’ils restent des exemples !

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